The IAW delegation observed the workings of the Commission on the Status of Women government delegations from the NGO gallery.
CSW Letter from the President
Many international commitments over the years have been made in view of the necessity of providing adequate resources focused specifically on women’s empowerment and achieving gender equality (main theme of CSW52). The reality, however, speaks a different language. Only modest progress, if any, can be seen when it comes to turning these commitments into real action.
On the other hand, since 2002 world leaders have been engaged in the Financing for Development processes (FfD) into which the agreed conclusions of CSW52 are supposed to feed. As Commission chairperson Olivier Belle (Belgium) put it, they might pave the way towards instilling a “gender reflex” in the development financing debate. (Unfortunately your president did not get the possibility to ask Ambassador Belle about the meaning of a “gender reflex”. Am I completely wrong in guessing this is a pure “diplomatic” phrase for something of major importance to women: namely taking gender equality into consideration in the context of FfD?)
The review theme of this year’s Commission, “women’s equal participation in conflict prevention, management and conflict resolution and in post-conflict peace building” unfortunately did not receive adequate attention given the importance of the financing issue. In addition to the business as usual treatment of the two major themes, two events marked CSW52: the launch of the Secretary-General’s Campaign to end violence against women on 25 February and an interactive expert panel on gender perspectives on climate change as an “emerging” issue (What could be “emerging” in the context of the sustainable development process since UNCED 1992 escaped the understanding of your president!)
As far as the 2008 Agreed Conclusions on the financing theme are concerned women from around the world present in New York remain deeply concerned that there are few meaningful commitments in the text related to financing for gender equality, with no concrete targets or timetables and no strong mechanisms for effective tracking or monitoring of financial resources spent on gender equality. Moreover, the Agreed Conclusions fail to address the need for adequate resources and funding mechanisms to support women’s organizations in their indispensable role as the driving force for gender equality and the empowerment of women at all levels. Finally, it has to be noted with concern that neither unpaid work done by women, nor reproductive rights of women is mentioned in this very conservative and un-inspired text.
 
Lettre de la Présidente
Beaucoup d’engagements ont été pris au cours des années sur le plan international en vertu de la nécessité de réserver des fonds adéquats, destinés à la promotion des femmes et à la réalisation de la parité des genres, thème principal de la 52ième session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies. Mais la réalité parle un language tout à fait différent. Lorsqu’il s’agit de tourner ses engagements en actions concrètes, nous ne pouvons constater que bien peu de progrès.
Depuis 2002, par contre, les puissances mondiales se sont engagées dans le processus du “financement pour le développement”, processus dans lequel les “conclusions concertées”, résultat des négociations de la Commission, seraient insérées. Ce qui a amené le président de la Commission, Olivier Belle (Belgique), a dire que ces conclusions pourraient préparer le terrain pour “instiller un réflexe genre” dans le débat du financement pour le développement. (Votre présidente n’a malheureusement pas eu la possibilité d’interroger Ambassadeur Belle sur la signification de ce “réflexe genre”. Est-ce qu’il est totalement erroné de penser que ce serait simplement une belle phrase “diplomatique” pour quelque chose à importance majeure pour les femmes: la prise en compte de la parité des genres dans le contexte du processus “financement pour le développement”?)
Le thème d’examen de la Commission 2008 “la participation égale des femmes dans la prévention et la résolution de conflits et dans la restauration de la paix après un conflit” n’a malheureusement pas reçu l’attention adéquate à côté de l’importance du financement. Il a fait l’objet d’un “dialogue interactif” d’une demi-journée dont vous pouvez trouver le rapport sur le site de la Commission sous forme d’un résumé du président de la séance. Deux évènements ont par contre marqué la 52ième session: le lancement de la campagne du Secrétaire général pour terminer la violence contre les femmes, le 25 février, et une discussion interactive d’experts sur les aspects genre du changement climatique qualifiés de “question émergente”. (Là encore j’ai failli comprendre la “nouveauté” de ce thème vue le processus du développement durable depuis UNCED 1992!).
En ce qui concerne les conclusions concertées 2008 sur le financement, les femmes venant de tous les coins du monde présentes à New York restent très préoccupées par le fait que ces conclusions ne contiennent que peux d’engagements sérieux de financement et ceci sans buts et délais précis et sans mechanisms forts pour pouvoir suivre et surveiller les flux d’argent dépensés dans le contexte de l’égalité des genres. En plus, ces conclusions ne contiennent pas de language sur la nécessité de mettre sur place des ressources et mechanisms adéquats pour financer le travail indispensable des organisations de femmes. Et finalement il faut noter l’absence de language sur le travail non rémunéré et les droits reproductifs des femmes dans ce texte conservateur et peu inspiré.